Musique

The Peacock Society Festival 2016, celui-ci a-t-il été à la hauteur des attentes ? (Partie 1 )

27 Juil , 2016   Video

Elu parmi les festivals avec le meilleur line-up de l’année par de nombreux magazines (TRAX par exemple) et aussi parmi les festivals les plus attendus en Europe, en France, et dans notre belle capitale, le Peacock Society Festival se déroulait au sien du Parc Floral, non loin du Château de Vincennes , dont les pelouses étaient appropriées pour d’éventuels befores ou afters au soleil , en plein air. Durant trois jours et dans les 3 scènes du Parc Floral que sont la Warehouse, la Squarehouse, deux grands hangars couverts et le Nightclub, un chapiteau,  allaient résonner  les sets et lives  des plus grands DJ et artistes techno de la planète.

Mercredi 13 juillet

Mercredi, ayant pris un pass 2 jours pour vendredi et samedi initialement, je décide d’y aller au dernier moment, et j’ai bien fait, avec un 14 juillet le lendemain pour récupérer, c’était juste le plan parfait !

A l’affiche ce mercredi, de nombreux noms dont le très attendu B2B de Len Faki et Rodhad , mais aussi le live de Pantha du Prince ou encore de Function ou Bob Moses. John Talabot, Kerri Chandler, le roumain Raresh , Dax J et Bicep étaient aussi de la partie.

Comme vous pouvez le penser,  je n’ai pas pu tous les écouter et taper du pied sur chacun de leurs sets ou lives. J’arrive donc le mercredi dans les environs de 23 heures après avoir passer les scans et fouilles, direction la Squarehouse pour le set de Bicep, qui n’a pas du tout les allures d’un warm up et qui montre les muscles ou plutôt les biceps  directement, à la Peacock, on a vraiment « pas l’temps de niaiser ». S’en suit un excellent live de Pantha du Prince de 1 à 2 heures du matin, avec des jeux de lumières très colorés , quelques douces mélodies enivrantes et un public qui ne cesse d’être de plus en plus chaud. Cela se passe au sein de la WareHouse, scène avoisinante de la SquareHouse. On peut apprécier notamment la présence d’une grande estrade au sein de celle-ci , faisant office de dancefloor surélevé, chose que l’on ne voit pas souvent et qui était assez sympa. Vient ensuite  le live de Function auquel je n’ai pas pu assister entièrement, mon estomac gargouillant. Une fois mon Hot Dog à 8 euros englouti (oui, 8 euros…), je me rends  au NightClub afin d’apprécier quelques minutes du sets de Dax J,où je croise d’ailleurs,par hasard, des amis à moi, retrouvailles qui font toujours plaisir.

C’est l’un des gros points forts aussi du Peacock Society Festival, on y croise beaucoup de monde, j’ai pu y croiser par le plus grand des hasard une vingtaine d’amis ou connaissances, certains que je n’avais pas vus depuis belle lurette. Aussi il n’était pas trop difficile de retrouver ses potes lorsque l’on perdait ceux-ci, du fait de nombreux repères faciles à identifier tel le coin chill (lorsque l’on avait de la batterie sur son téléphone bien sûr, ce qui n’était pas toujours le cas pour moi, je vous laisse imaginer la galère à certains moments…). Le coin chill bénéficiait aussi d’une spécificité, via les enceintes mise à disposition, on pouvait écouter en plein air, les sets qui passaient au même moment à la Squarehouse. Le NightClub bondé, je décide d’aller voir le roumain Raresh à la Warehouse (je l’avais déjà vu auparavant en compagnie de ses compatriotes Praslea et Petre Insperescu, j’avais beaucoup aimé) , toujours aussi efficace avec  un set entraînant qui impose un rythme à votre corps et qui ne vous lâche plus jusqu’à la fin du set , il vous contrôle.

Viens ensuite le tant attendu B2B Len Faki et Rodhad , et que dire tout simplement OUFISSIME, du très lourd, du très très lourd, des basses, des transis « waooow », un show assuré, des lumières bleues et blanches qui vous emmènent bien loin, le set qui vous met « une bastos » et qui conclut parfaitement ce mercredi Peacock , que l’on avait finalement du mal à quitter. Morceau qui est passé dans les environs de 6h50 et que j’ai découvert « Drive (The Age of Automation) » du grand Robert Hood, tout simplement excellent.

Bon bah, il est 7h30, c’est déjà fini, on attend les potes perdus à la sortie, et on attend surtout impatiemment vendredi où sont annoncés Laurent Garnier pour l’ouverture, puis Sven Väth, Maceo Plex, et j’en passe…

Vendredi 15 juillet

Ca y est, on est vendredi, il est 19 heures, on se met déjà en route avec les manis, on ne veut surtout pas rater un seconde du set de Lolo (Laurent Garnier) qui commence à 20 heures, bon très clairement cette soirée , je vais la passer uniquement au sein de la Warehouse et vous allez voir pourquoi… Cela a des inconvénients, je vais rater le très attendu set de Cyrillic aka Kink mais aussi Alan Fiztpatrick et Floorplan aka Robert Hood… (oui, là j’ai un peu, beaucoup le sum mais bon il faut savoir faire des choix, n’est-ce-pas ? Puis j’espère avoir l’occasion de les voir au moins une fois chacun une prochaine fois !). Rassurez vous cette soirée à la Warehouse, c’était du très très lourd, des sets de génie qui s’enchaînent, du talent brut en chacun des artistes et cela se ressent.

Bon, on ne le présente plus, et il a encore régalé, Laurent Garnier a assuré l’ouverture de la Peacock ce vendredi ; avec un magnifique set de 4 heures, mélodique, jazzy à certains moments, peut-être pas assez violent pour certains (on a par exemple pas pu apprécié le célèbre Crispy Bacon, mais bon il était assez tôt aussi). Bref, pendant 4 heures, Laurent Garnier a redémontré, comme toujours, l’étendue de son talent et sa chill attitude (avec le fameux « Ca va, c’est cool ? »classique  lâché en milieu de set, qui m’a donné le sourire et qui a mobilisé toute la foule via des applaudissements ou encouragements sifflés ou criés, à base de «Allez Loloooo , vas y Lolooooo »). Lolo m’a transporté de 20 heures à minuit, il a montré qu’il était le patron de la transi et du set maîtrisé, mais aussi et cela se voit, lorsqu’il est aux platines, Lolo aime son métier, sa passion, Lolo aime sa musique, Lolo aime la musique, Lolo aime la foule, et ce depuis toujours je pense. Lolo a fait en sorte que mon  voyage débute et celui là n’était, à vrai dire, vraiment pas prêt de s’arrêter.

Pas prêt de s’arrêter car suivait le live de l’excellent David August, là aussi du talent brut et du génie à l’état pur, des sonorités incohérentes entre elles, qui via David August et son band (à ne pas oublier) trouve tout à coup une cohésion insoupçonnée. Un live surprenant, un voyage inhabituel pour moi qui ne l’avais jamais vu jusque là, bref qu’une envie,le revoir, les revoir si possible. Un live peut être trop court une heure seulement, on aurait voulu que ça continue encore un peu plus ! (mais bon qui dit live dit une heure et demie au grand max !!!).

Viens ensuite Barnt, là, clairement, la période de warm up est close, l’heure des « fats » basses est arrivée et ce n’est pas pour m’en déplaire. Un set énergique et un public au rendez vous, qui ne cessait du taper du pied et Barnt que je ne connaissais point, m’a conquis. Barnt, il ne va pas vous caresser dans le sens du poil, Barnt veut vous transcendé, Barnt ne vous fait pas de cadeau, en clair Barnt c’est du très très lourd, je conseille à chacun d’aller le voir, car Barnt veut que vous vous défouliez au max !

Après un set très énervé de Barnt, on pensait pouvoir se reposer un peu, et bien… c’était loin d’être le cas car le set du seigneur  Sven Väth suivait. Et quel set ! De 3 heures à 5 heures,  Sven Väth a mis tout le monde d’accord et montrer aussi pourquoi il était un des patrons de la techno. Un set brillant de A à Z que je ne  saurai vous décrire, de la violence liée à de la douceur, de la chaleur liée à.. de la chaleur (ça ne marche pas avec celle-là, il faut se le dire, en festoche, on a toujours chaud de toute façon). J’ai vraiment trouvé ce set magnifique. Merci  Sven !

Viens ensuite pour l’apothéose,le must, via l’excellent Maceo Plex, et quel set ! Un set hors norme pour une soirée hors norme ! Un set fou ! Vraiment, chapeau la Peacock pour cette soirée de vendredi ! Maceo c’est aussi du talent brut et quel talent, on a pu le ressentir tout le long du set. Set bien pensé, transis plus que maîtrisées, continuation du voyage assurée. Et que l’atterrissage fût dur , ni Maceo, ni la foule ne voulait se séparer l’un de l’autre, personne ne voulait atterrir, personne ne voulait entendre le silence signifiant la fin tel le montre une vidéo sur le mur Facebook de The Peacock Society, que les séparations furent difficiles…

https://www.facebook.com/thepeacocksociety/videos/515107372015325/

A savoir que la quasi-totalité des sets sont disponibles à l’écoute sur Youtube et de nombreuses vidéos de ces 2 premiers jours sont présentes sur le web. Régalez vous et bon écoute.

Le set de Maceo Plex ci-dessous :

 To be continued…

 

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Theo
Moi, c'est Théo. Fêtard et sympa de nature, je peux porter de l'intérêt à tout type de chose. Je ferai notamment des articles sur des events parisiens.

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