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Politique

Si rien ne change en Syrie, une trêve internationale est-elle envisageable ?

5 Oct , 2016  

Alors qu’hier la Arte (la chaîne de télévision franco-allemande) diffusait des documentaires sur les Années Obama s’arrêtant ainsi sur la manière dont le président des Etats-Unis a pris part aux différentes crises du Moyen-Orient, la réalité est venue s’ajouter au reportage. En effet, la trêve en Syrie qui avait été décidée en septembre 2016 par les Américains et les Russes n’a même pas tenu deux semaines. Au contraire, la destruction récente du principal hôpital d’Alep souligne bien à quel point les bombardements ont repris de plus belle. La tension entre Vladimir Poutin et Barack Obama est donc à son comble. Les deux camps se rejettent la responsabilité de la destruction de l’hôpital d’Alep, paralysant non seulement les négociations mais surtout le peuple. A tête froide et en y réfléchissant, on en arrive à se demander si une trêve est encore possible en Syrie.

Une guerre glaciale

Si les époques changent, la rivalité entre la Russie et les Etats-Unis demeure. Pas étonnant donc que les deux présidents tardent à se mettre d’accord. Ce qui surprend beaucoup plus, c’est la tournure qu’ont prise les négociations. Si avant les pourparlers étaient tendus, ils avaient au moins le mérite d’exister. Or, on assiste actuellement à une clôture communicationnelle entre les deux Etats. A un tel point que même le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme commence à remettre en question la liberté des Etats membre du conseil de sécurité de l’ONU à user de leurs droits de veto. En effet, en abusant du droit de veto, les Etats-Unis et la Russie en viennent à paralyser les décisions que souhaite prendre le conseil de sécurité de l’ONU, endiguant ainsi toute possibilité de trêve.

Un retour de flamme pour les Etats-Unis

Si le chef d’Etat russe tient autant à s’imposer en Syrie, c’est surtout parce qu’il n’a toujours pas digéré  les sanctions internationales qui lui ont été imposées après la crise ukrainienne. En contrepartie, Vladimir Poutine a d’ailleurs décidé d’abroger le recyclage du plutonium militaire, un accord qu’il avait conclu avec les Etats-Unis en 2000 afin d’empêcher la circulation du plutonium dans les milices. Cette perte américaine vient donc à nouveau tendre l’atmosphère. L’éventualité d’une trêve parait difficile à imaginer tant les deux Etats s’opposent sur des points centraux, piégeant ainsi les citoyens syriens. Ces derniers sont en proie à une situation chaotique où  « pas un seul quartier n’est désormais considéré comme sûr ». La durée indéterminée de la guerre déplorable d’égos entre la Russie, la Syrie et les Etats-Unis continue donc à prolonger la guerre et à augmenter le nombre de victimes civiles.

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Messan Moïse Ayivi
J’écris dans à peu près toutes les catégories. Cela me permet de traiter d’informations diverses en m’impliquant beaucoup dans mes enquêtes.

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