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A propos,Cinéma,Culture / Divertissement

[Juste1interview] A la découverte de la série « Speakerine » avec Baptiste Carrion-Weiss

25 Avr , 2018  

La speakerine, c’était cette charmante femme qui présentait tout en délicatesse les programmes de la RTF. C’est autour de ce personnage iconique que l’équipe du réalisateur Laurent Turel a construit une série palpitante au cœur des vibrantes années soixante.

Speakerine, c’est une mini-série de 6 épisodes qui tourne donc autour de Christine Beauval, speakerine vedette de la RTF  (Marie Gillain)  qui rêve d’émancipation et  de son mari, Pierre Beauval (Guillaume de Tonquédec). Autour de la famille Beauval, se multiplient alors les intrigues palpitantes sur fond de Gaullisme et de guerre d’Algérie.
 Mais comment mieux découvrir la série qu’avec l’un de ses acteurs ? Rencontre avec Baptiste Carrion-Weiss, qui joue leur fils, Jean-Claud Beauval.

J1Q : Bonjour Baptiste, avant d’aller à la découverte de Speakerine, parlons un peu de ce qui t’a amené jusqu’au petit écran. Tu es étudiant au Cours Florent, donc plutôt du monde du théâtre, est-ce que tu as reçu une formation d’acteur cinéma là-bas ?

Baptiste Carrion-Weiss :  oui j’ai commencé par faire du théâtre, j’en fait depuis mes 10 ans. C’est ce que je travaille à Florent principalement mais j’ai participé à des stages de « jeu à la caméra », qui m’ont appris à ne plus voir la caméra, à comment appréhender une scène.

Tu as donc eu la chance d’expérimenter les deux univers, qu’est ce qui change le plus entre être acteur de théâtre et acteur de cinéma ?

BCW : Au cinéma,  il y a quelque chose de plus intérieur dans le jeu. Et tu travailles différemment, au théâtre ça passe par la répétition, on travaille scène par scène avec le metteur en scène, on cherche pendant longtemps avec lui et avec les autres acteurs! on crée des choses qu’on change parfois puis on reprend tout et on file le spectacle jusqu’à l’avoir sur le bout des doigts… pour tout oublier !

Baptiste Carrion-Weiss / DR

Baptiste Carrion-Weiss / DR

Alors que devant la caméra, on ne travaille pas avec les autres acteurs en amont. Au cinéma ça arrive mais peu à la télévision. On fait une lecture de scénario autour d’une table pour préciser des intentions, pour se rencontrer, ensuite on se retrouve sur le plateau. Il n’y a d’ailleurs pas toujours de lecture. Tu arrives en ayant travaillé de ton côté, tu découvres tes partenaires, puis le décor, que le metteur en scène maîtrise déjà très bien. Il faut donc tout assimiler rapidement,  pour se concentrer sur le jeu. Après, il n’y a vraiment pas de généralité, ni dans le théâtre ni dans le cinéma : ça dépend surtout du metteur en scène et de sa manière de faire, c’est ça que j’aime !

J1Q : Une préférence pour l’un des deux ?

BCW : Non, j’adore autant les deux. ce que j’aime beaucoup dans le cinéma c’est que c’est pleins de surprise. Tu vois s’enchaîner plusieurs versions d’un film. Il y a ce premier film que tu te fais quand tu lis le scénario, le film que tu vois quand tu le tournes, puis tout change encore une fois avec le montage et les plans utilisés. Mais j’adore le théâtre, qui reste génial pour ce rapport et cette parole directe avec un public.

J1Q : Comment c’était, de travailler aux côtés d’acteurs comme Marie Gillain ou Guillaume de Tonquédec ? Ils t’ont aidé pour ton rôle ?

BCW : J’appréhendais pas mal, j’avais un petit stress parce que j’aimais beaucoup ce que faisait Guillaume Tonquédec.  Mais lui, Marie Gillain, les autres acteurs et toute l’équipe nous ont tout de suite mis à l’aise. Il y a directement eu une bonne ambiance. Sur certaines séquences plus dures,  ils me rassuraient, ils m’ont donné beaucoup de conseils. C’est vraiment de belles rencontres.

Speakerine (Baptiste Carrion-Weiss, Marie Gillain, Guillaume de Tonquédec et Anne-Sophie Soldaini / France 2 DR

Speakerine (Baptiste Carrion-Weiss, Marie Gillain, Guillaume de Tonquédec et Anne-Sophie Soldaini / France 2 DR

J1Q : Parlons de Speakerine maintenant : la série se présente donc en 6 épisodes de 50 minutes et se construit autour du personnage de Christine Beauval, speakerine vedette de la RTF. Plusieurs intrigues vont alors se construire autour de la famille Beauval, entre meurtre et trahison. Pour certains médias, cette dimension thriller prend trop de place, qu’en penses-tu ?

B: Je peux comprendre ce point de vue, mais ce qui est intéressant dans le côté thriller et policier, c’est qu’il permet de mettre en valeur ce rapport de l’époque entre justice, pouvoir et information… Un rapport qui va beaucoup se développer dans les épisodes suivants. Et puis les cliffhangers contribuent à fidéliser le public. Même si je comprends les critiques qui disent que ça part un peu dans tous les sens. Ils pointent ça parce que plusieurs piste narratives s’ouvrent et se développent autour de plusieurs personnages, et l’histoire principale autour de la speakerine s’entoure de plusieurs autres intrigues. Mais Speakerine reste le tableau d’une époque : chaque personnage a son intrigue, son « domaine » en quelque sorte, qui est justement lié à cette époque, et qui contribue à créer une grande fresque des années soixante, du plus glamour au plus noir…

J1Q : Qu’est ce qui t’a le plus donné envie de rejoindre l’aventure Speakerine ?

BCW : Déjà, je n’avais pas de travail… (Rires) . Plus sérieusement, quand mon agent m’a proposé le projet, la dimension années soixante et l’idée de jouer dans une série d’époque m’a tout de suite enchanté. Moi, j’ai lu les scénarios et j’ai trouvé mon mon personnage intéressant : un jeune de vingt piges qui est paumé dans son époque. Un jeune qui, parce qu’il a besoin de savoir, de trouver un sens, va se brûler. On en trouve plein des gens comme ça, aujourd’hui encore.

J1Q : Peux-tu nous présenter ton personnage dans la série, Jean-Claude Beauval ?

BCW : C’est le fils d’une très bonne famille : sa mère est speakerine, son père est directeur de l’information de la RTF. (France télévision de l’époque, et unique chaine de télévision, Ndlr) Ils sont donc dans une situation qui les rendent très proches du pouvoir en place : son père connait d’ailleurs très bien le général  de Gaulle et le ministre de l’information est un ami d’enfance de sa mère !

« Speakerine, c’est toute une époque à découvrir, une période dingue de notre histoire, avec une certaine élégance, présente partout. »

Son histoire à lui est liée à la fin de la guerre d’Algérie. Speakerine se déroule en juillet 1962, et la guerre s’est terminée en mars. Tous ses amis sont partis là-bas, mais lui, ses parents ont pu l’empêcher d’y aller. Mais il ne voit pas ses amis revenir, donc il voudrait comprendre ce qu’il s’est passé. Et ça l’amène à aller voir des hommes qui sont allés en Algérie avec ses amis dans la même compagnie : des membres de l’OAS. (Organisation de l’Armée Secrète, qui défend la présence française en Algérie, auteure de plusieurs attentats contre la France après l’indépendance, Ndlr) Et il se fait manipuler.

Baptiste Carrion-Weiss dans Speakerine / France 2 DR

Baptiste Carrion-Weiss dans Speakerine / France 2 DR

Il y a par exemple cette scène où ils lui montrent des photos pour le convaincre de la violence que subissaient les français là-bas. Il y a une scène où ils lui montrent des photos de massacres pour le convaincre de la violence dont faisaient preuve les hommes là bas contre les français, l’homme lui dit que c’est ce qu’ils on fait à ses amis. Et que l’OAS va venger cette mémoire. . On sait très bien aujourd’hui que les horreurs étaient tout autant commises par les militaires français, si ce n’est plus… Et pour des intérêts souvent discutables… Mais on n’avait pas la même information à l’époque : on n’avait pas le même recul, ni la même conscience de ce qui se passait.

J1Q : Du coup, est ce que jouer Jean-Claude t’as permis d’avoir un nouveau regard sur la Guerre d’Algérie, qui est un peu un épisode emblématique de l’Histoire française, mais qu’on ne connait que par nos cours d’Histoire etc ?

BQW : Oui c’est vrai, moi j’avais juste vu ça en cours. Mes deux grands-pères l’ont faite mais n’en parlent pas, ou alors très peu. Donc j’ai regardé plein de reportages et de documents qu’on m’envoyait ou que je trouvais de mon côté.

-Pour t’aider dans ton rôle ?

BCW : Oui mais aussi  par la curiosité . J’aurais pu ne pas le faire parce que Jean-Claude, lui, il ne sait rien de la guerre, à part ce qu’il lit dans les journaux ou voit à la RTF… Je faisais ça  pour comprendre ce que l’OAS faisait. J’ai d’ailleurs été surpris de voir qu’à certaines périodes, il y avait des nuits où il y avait jusqu’à vingt explosions à Paris. C’était une période où le terrorisme était très présent.

J1Q : A t’entendre, on voit que beaucoup de sujets abordés dans la série sont résolument actuels. Tu vois d’autres parallèles à faire avec aujourd’hui ?

BCW : Oui complètement. Speakerine ça parle aussi de l’instrumentalisation des médias en faveur d’un parti, d’une idée, d’un gouvernement.C’est vrai qu’il y a une manière aujourd’hui de gérer les images et de représenter le pouvoir, de communiquer très réfléchie .  Je pense par exemple à une certaine marche pyrado-musicale. On joue beaucoup avec l’information aujourd’hui, l’influence est vraiment très forte sur les esprits… Tout se joue dans une tournure de phrase, un titre plus positif qu’un autre sur le même sujet, une expression… Même un col ouvert ! Et la série parle aussi de ça, de cette manière dont on fait passer les choses ou comment on ne les fait pas passer.

Speakerine épisode 2 / France 2 DR

Speakerine épisode 2 / France 2 DR

Il y a aussi Jean-Claude, qui est cet étudiant un peu perdu : il est censé aller à la fac, mais il n’y va pas. Il aime la photo, il est paumé, il veut découvrir de nouveaux trucs, se mettre en danger. Il y a un peu de ça aujourd’hui, des jeunes de vingt ans qui pourraient faire quelque chose ici mais comme il ne trouve pas leur place il parte, se radicalise.  Dans l’histoire de Jean-Claude, il y a aussi une certaine défiance qu’on retrouve chez beaucoup de jeunes de notre génération.

Le personnage de Christine Beauval représente l’émancipation de la femme et sa place dans la société, un sujet très actuel également.

J1Q : En filigrane, on sent aussi beaucoup cet esprit pré-soixante huitard, de défiance comme tu dis, qui s’incarne surtout dans sa relation avec son père, qui représente l’autorité. Jean-Claude aurait-il fait Mai 68 ?

BCW : La relation avec son père va beaucoup tourner autour de ça, l’autorité ! Comme il lui reproche : La relation avec son père et leur conflit tourne autour de l’autorité ! Il lui dit d’ailleurs « Pourquoi vous faites pas votre journal en direct de l’Elysée? ». Oui il y a de cette jeunesse des années soixante, qui six ans plus tard fera Mai 68. Jean-Claude aurait eu 26 ans en soixante-huit.

Speakerine épisode 2 / France 2 DR

Speakerine épisode 2 / France 2 DR

Et puis Mai 68, ce n’est pas arrivé comme ça d’un coup : c’est le résultat d’un tout, de plusieurs éléments qui se sont accumulés. Et je crois que la guerre d’Algérie a justement été un facteur de ce qui s’est passé. Beaucoup de jeunes ont fait cette guerre, il me semble que plus de deux millions de français sont partis au front. Ça chamboule un pays. Jean-Claude le dit : ce sont des frères, des fils, des amis, qui partent sans jamais revenir. Ou qui reviennent… mais généralement pas indemnes. Autant physiquement que psychologiquement !

-Encore une fois, Speakerine éclaire notre époque, donc en plein anniversaire de Mai 68.

Complètement ! En ce moment avec Tolbiac, les Ephad, les cheminots, les retraites, Notre Dame des Landes, les hôpitaux etc, il y a plein de mini-révolutions et de revendications dans de nombreux secteurs.
: C’est ce qu’il se passe aussi au sein de la RTF dans Speakerine, avec les personnages de Christine Beauval et de Philippe Lefebvre. Ils combattent  une direction menteuse, corrompue, propagandiste et castratrice.

J1Q : L’esthétique de cette série est très peaufinée, tu t’es senti voyager dans le temps ?

BCW : Le premier jour, je suis arrivé pas rasé, les cheveux en pétard, je rentrais de vacances… Et je suis ressorti 40 minutes plus tard : là j’étais Jean-Claude, bien coiffé, rasé à blanc, les fringues années soixante, la petite chemise dans le pantalon, les mocassins… Tu as l’impression d’être plongé dans l’époque. Les décors sont incroyables, l’équipe a fait un énorme travail autour.  La réalisation elle aussi a quelque chose de ce vieux cinéma.

– Beaucoup de médias ont d’ailleurs comparé  Speakerine à Mad Men.

Oui, ça se passe à la même époque. J’avoue que je n’ai pas vu Mad Men alors je ne saurais pas vraiment dire si la comparaison est justifiée.  Je trouve qu’il y a quelque chose de fascinant dans ces années là, une certaine élégance naturelle, qu’avait les gens. Sur eux, mais aussi dans leur diction.Dans la série, on parle en articulant plus qu’à notre habitude aujourd’hui, ça fait aussi parti du décor des années soixante,  même s’il y en a certains qui trouvent qu’on joue comme des pieds… (Rires)

Marie Gillain- Speakerine / France 2 DR

Marie Gillain- Speakerine / France 2 DR

J1Q : Marie Gillain dans Quotidien défendait la speakerine en disant qu’au delà de la plante verte, elle avait un vrai travail de mémorisation etc. Où se joue l’émancipation de la femme dans la série ? 


BCW : En 1962, une femme ne pouvait pas travailler sans l’accord de son mari, et ne pouvait pas avoir de compte en banque sans son accord non plus. Elles ont obtenu ce droit seulement en 1965. Il y a donc cette femme, Christine Beauval, qui veut développer d’autres projets, produire sa propre émission, donner la parole aux femmes… Et elle fait de l’audience, les gens l’aiment, et elle a les moyens pour le faire. mais pour y arriver elle doit luter contre des esprits paternalistes, et misogynes, contre son mari, son patron.

Marie Gillain dans Speakerine / France 2 DR

Marie Gillain dans Speakerine / France 2 DR

La speakerine, comme Marie le dit très bien, représentait cette image de la ménagère parfaite, elle entrait dans le salon des gens, mais la série montre que c’était plus qu’une simple potiche, elle nous permet de découvrir tout un univers.

J1Q : Simple curiosité personnelle, qui est ton personnage préféré dans la série ? (tu as le droit de dire Jean-Claude)

BCW :  Jean-Claude est génial ! J’adore le personnage de Michèle, qui s’occupe de la programmation de la chaîne, jouée parc Christiane Millet qui est une actrice fabuleuse. Il y a aussi Isabelle, jouée par Barbara Probst. Elle est la nouvelle speakerine et son personnage a une réelle importance dans la série, il va y avoir une rivalité entre elle et Christine. C’est un personnage complexe que Barbara incarne avec un talent fou.

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Christiane Millet et Barbara PRobst dans l’épisode 2 de Speakerine / France 2 DR

J1Q : Pour finir, comment tu convaincrais les gens d’aller voir Speakerine ?

Parce que Speakerine, ce n’est pas seulement du divertissement pour du divertissement. C’est toute une époque à découvrir, une période dingue avec une certaine élégance qui est présente partout. Le côté  thriller est aussi  irrésistible. Moi, j’ai lu les scénarios d’une traite. Et quand j’ai reçu les épisodes, j’y ai passé ma nuit. C’est romanesque et ça fait du bien, il y a des sentiments forts,  des gens qui doutent. Il y a quelque chose de très humain dans Speakerine.

J1Q : On veut l’exclu, une saison 2 est prévue ?

BCW : Honnêtement, je ne sais pas, mais ce serait génial. Je signe tout de suite. Surtout qu’il y a vraiment pleins de pistes narratives à encore explorer et développer, donc croisons les doigts. Charline de Lepine, la productrice a vraiment porté ce projet comme son bébé depuis des années donc s’il y a une saison deux,  j’imagine qu’elle sera très bien travaillé. Alors ça peut prendre du temps.

J1Q : Petit moment d’auto-promo ?

BCW : J’ai tourné il y a deux semaines un film pour France 3, D’un monde à l’autre, réalisé par Didier Bivel. C’est un petit rôle mais ça a été super à bosser.  Le film va être super, c’est l’histoire d’ un père de famille qui devient paraplégique après un accident de voiture, interprété par Pascal Demolon. On suit donc l’histoire de sa réadaptation, chez lui avec sa famille mais aussi au travail avec ses collègues. Je tourne aussi pour France 2 dans NINA, une série sur le monde hospitalier.

– Un message à faire passer?

BCW : Je voudrais dire qu’il est possible de réaliser ses rêves… ! (Rires ) Disons que la volonté est une partie importante de ce qui peut être fait : on peut toujours trouver le beau dans le moins bien… (Rires)

Retrouvez Speakerine, le lundi soir à partir de 20h50 sur France 2, jusqu’au 30 avril ou gratuitement sur le site France 2 replay.

Découvrez la bande-annonce et les épisodes, encore disponibles 12 jours !

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Thaïs Chaigne
Grande curieuse sur tous les fronts, je veux transmettre ce que j'apprends. (Surtout si vous me lancez sur l'Asie...)

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