Bourges

Culture / Divertissement,Musique

Quelle ambiance dans la fosse du Printemps de Bourges ?

18 Avr , 2016  

    Aujourd’hui, direction le Cher et la ville de Bourges à l’occasion de la 40ème édition du célèbre festival Le Printemps de Bourges. Avec en moyenne 200 à 300 000 visiteurs chaque année, le festival qui s’étend sur 5 jours fait partie des plus grands rassemblements musicaux français. Samedi 16 avril, nous avons passé la soirée au W et au Palais d’Auron pour voir La Femme, Thylacine, The Shoes, Bloc Party, Worakls, Birdy Nam Nam et Club Cheval. Bilan d’une expérience inédite dans un festival qui continue d’attirer des milliers de mélomanes des métropoles et d’ailleurs.

Birdy Nam Nam et Worakls survoltés, Thylacine petit prodige

  C’est sous une pluie battante qui ne s’arrêtera pas de la soirée que nous arrivons au festival. On commence avec Griefjoy et La Femme sur la « grande scène », le W, un immense hangar en toile d’une capacité d’environ 5500 personnes – ce qui nous change des minuscules chapiteaux de Solidays où le public s’entasse, faisant des coudes pour voir la scène. Sur cette grande scène, nous verrons aussi Bloc Party, Worakls et Birdy Nam Nam. On ne sait si c’est parce que l’espace est immense ou si la fréquentation du festival ce soir-là est faible, mais on remarque que la fosse est loin, très loin d’être remplie (sauf pour Birdy Nam Nam, pour qui la salle est pleine à craquer). Avantage non négligeable pour ceux et celles qui fuient les contacts transpirants et qui veulent danser avec énergie sans avoir peur de bousculer les autres. En tous les cas, le public est survolté, notamment pour Birdy Nam Nam, groupe français au turntablism efficace qui soulève un public en transe, ou pour Worakls, qui fait danser les festivaliers pendant plus de 40 minutes.

 

  À côté du « W », c’est le Palais d’Auron qui accueille l’autre partie des prestations de la soirée ; semblable à des scènes comme le Zénith ou l’Olympia, la salle complètement fermée pouvant contenir jusqu’à 2500 personnes est accessible par la fosse ou par les gradins, ouverts à tous. On assiste à la prestation de Thylacine, petit génie de l’électro armé de son saxophone, dont on admire le sang-froid face à des problèmes de sono qui, à trois reprises, interrompent son set. Même mortifié, Thylacine reste souriant et hypnotise son public. Plus tard, on est dans la fosse pour The Shoes, dont l’animation complètement absurde en arrière-scène nous laisse perplexe (sur un écran où Obama et un Michael Jackson protéiforme cohabitent avec des billets de dollars géants et des filles en maillot de bain apparaissent en lettres capitales des mots comme « FUTURE » ou « BITCHES »). Quant à Club Cheval, ils sont assez fidèles à eux-mêmes : les lillois maestros de l’électro ambiancent le public sur une scène au décor minimaliste.

Rentabilité et organisation

  Après cette folle soirée, le bilan s’impose. On déplore – et nous ne sommes visiblement pas les seuls, à entendre d’autres festivaliers – un petit manque d’organisation, et ce sur plusieurs plans. L’accessibilité au festival est compliquée en raison du manque de panneaux, et nombreuses sont les voitures à tourner assez longtemps pour finalement trouver l’entrée. A l’intérieur, on voit peu de responsables ou de vigiles pour nous renseigner. Pour aller du W au Palais d’Auron (les allers-retours sont fréquents compte tenu de l’enchaînement des concerts entre les 2 scènes), la foule s’agglutine devant un minuscule couloir délimité par des barrières, et les festivaliers entrent au goutte à goutte : au-delà de la bousculade, il est dommage de devoir attendre 10 minutes pour accéder à un concert (d’autant plus que la salle est loin d’être pleine) : nous n’avons pu assister que 15 minutes au concert de Club Cheval. De manière plus générale, on regrette la manière dont les tickets fonctionnent : contrairement à d’autres festivals, on ne paye pas à la journée ou à la soirée, mais en fonction de certaines scènes. De ce fait, pour 34 euros, on ne peut voir que 2 scènes, alors que des concerts ont lieu le même soir à d’autres endroits du festival. On aurait préféré pouvoir circuler librement entre plusieurs scènes même éloignées les unes des autres, et notamment aller voir le 22 qui accueillait Alpha Wann ou Stormzy, ou la Scène Pression Live.

 Néanmoins, même si ce festival est plus désorganisé que d’autres rassemblements similaires, on salue l’atmosphère bon enfant qui y règne : pas de débordements et des prestations de qualité menées par des artistes proches de leur public. On conseille ce festival aux mélomanes qui fuient les fosses bondées de Rock en Seine ou du Sziget Festival et qui recherchent une ambiance plus « intimiste ».

Le site de l’événement est ici !

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Clélia
J'écris surtout dans la catégorie Société. J'aime lire, voyager et découvrir ! Je m'intéresse beaucoup à l'actualité, et espère vous transmettre mon envie de la comprendre.

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